Ousmane Dia dénonce l’horreur à Gaza et plaide pour une paix définitive.

 

Le projet d’exposition  » Il était une fois Gaza « , prévu entre octobre 2026 et janvier 2027, a été présenté ce mercredi 5 août 2026.
Face à la presse, au Monument de la Renaissance, l’artiste plasticien Ousmane DIA, Sénégalais et Suisse, a dévoilé une œuvre engagée pour témoigner de la situation dramatique à Gaza.

CHEF-D’ŒUVRE À LA CROISÉE DE L’ART L’ENSEIGNEMENT ET L’ENGAGEMENT

Il s’agit d’une exposition à la croisée de trois dimensions : création artistique, enseignement et engagement culturel. Le plasticien Ousmane DIA met son art au service de la paix. Il interpelle sur le conflit israélo-palestinien et, plus particulièrement, sur la barbarie exercée sur la bande de Gaza.

Sous la conduite d’un vernissage prévu le 23 octobre, l’artiste se présente comme « témoin de son époque », porteur de voix et voix sans-voix . Il alerte sur la mémoire tragique des victimes innocentes de Gaza, sur l’injustice faite à ce peuple et sur l’inaction des institutions compétentes.

Pour lui,  » Il était une fois Gaza  » établit un pont :  » faire le lien entre ce que l’Afrique a vécu et continue de vivre, et ce que subit aujourd’hui le peuple Palestinien « .

Après avoir visité Israël et la Palestine, il appelle au discernement et rend hommage aux  » Israéliens pacifistes  » qui prônent la paix. À travers cette exposition, il veut raviver l’espoir du peuple palestinien et rappeler la diplomatie sénégalaise, le Sénégal portant la voix de la Palestine aux Nations unies depuis 1960.

» Je souhaite rendre hommage aux Israéliens pacifistes, épris de justice, qui ont eu le courage de condamner des actes commis en leur nom. Ayant visité Israël et la Palestine, j’ai vu la beauté et la résilience de ces deux peuples. Mon rêve reste celui d’une solution à deux États vivant en paix. La paix serait un bénéfice pour l’humanité entière. Mon pays, le Sénégal, porte la voix du peuple palestinien aux Nations unies depuis 1960. C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je demande au peuple palestinien, dont les droits sont bafoués depuis des décennies, de continuer à croire en la justice humaine et divine « , a déclaré M. DIA.

365 SCULPTURES POUR 365 JOURS D’HORREUR

Le projet rassemble installations, sculptures, peintures et dessins, pour la plupart réalisés dans son atelier au Sénégal.

 » Il y a une installation phare de cette exposition qui s’appelle  » À la mémoire des innocents  » . C’est une installation centrale dédiée à tous les peuples martyrisés. Elle se compose de 365 sculptures, une pour chaque jour de l’année, pour rappeler que l’horreur peut être quotidienne « , a-t-il rappelé.

Il prévoit également  » une très grande sculpture de plus de 6 m de hauteur, qui sera pour moi le mémorial africain sur l’esclavage et la colonisation « .

Une autre œuvre dénonce les violences faites aux femmes :  » une sculpture rouillée qui reprend le ruban blanc, pour dénoncer les violences spécifiques subies par les femmes en temps de guerre « .

De surcroît, l’  » Assise palestinienne  » célèbre l’hospitalité du peuple palestinien, « une hospitalité dont je peux parler parce que je l’ai vécue « .

Le projet  » Il était une fois Gaza  » est une prise de position artistique qui invite le monde à Dakar pour une  » interpellation adressée à la conscience collective  ».

Papa S Traoré / senegaldirect.com