Vent violent, arbres déracinés et classe effondrée lors du Crem : Thiès face aux intempéries.

Un violent épisode pluvio-orageux s’est abattu ce jeudi sur la Cité du Rail, causant d’importants dégâts matériels à travers la ville. Entre caïlcédrats centenaires déracinés, effondrement de mur au camp du Gmi et une candidate légèrement blessée lors du concours du Crem au Cem Malick Sy, la vulnérabilité des infrastructures scolaires en période d’hivernage est de nouveau au cœur des préoccupations.

Par Cheikh CAMARA – La peur et la désolation ont secoué la Cité du Rail ce jeudi 20 août 2026. Des précipitations diluviennes, accompagnées de puissantes rafales de vent, se sont abattues sur la ville aux deux gares, laissant derrière elles un paysage de désolation et de lourds dégâts matériels. Si aucune perte en vie humaine n’est heureusement à déplorer, le bilan matériel s’avère particulièrement lourd.
Ces intempéries ont profondément altéré le paysage urbain thiessois. Réputée pour ses alignements majestueux de caïlcédrats -véritable carte d’identité de la commune-, la ville a vu plusieurs de ces spécimens centenaires céder sous la violence des bourrasques. En s’effondrant sur la chaussée et les habitations, ces géants de bois ont écrasé des véhicules en stationnement et arraché de nombreuses toitures.

Frayeur au Cem Malick Sy lors du Crem
C’est au sein du Cem Malick Sy que la situation a failli virer au drame. Alors que les candidats au Concours de recrutement des élèves-maîtres (Crem) entamaient tout juste leurs épreuves, l’un des six imposants arbres de l’établissement s’est abattu brutalement sur les salles 1 et 2. L’impact a littéralement arraché la toiture des deux salles de classe. Une candidate, légèrement blessée dans l’incident, a été prise en charge en urgence et évacuée vers le Centre hospitalier régional Ahmadou Sakhir Ndié­guène.
Cet accident relance avec acuité le débat sur la sécurité dans les établissements scolaires durant l’hivernage. Face au risque potentiel, l’administration du Cem Malick Sy avait pourtant anticipé en adressant, dès le mois de novembre dernier, une demande formelle d’élagage aux autorités compétentes. Une alerte restée lettre morte. Entre arbres fragilisés, toitures vétustes et structures vulnérables, le manque d’entretien transforme rapidement les lieux d’enseignement en zones à risque dès les premières tempêtes.

Dégâts au Camp Tropical du Gmi
L’enceinte paramilitaire n’a pas non plus été épargnée : sous la pression des eaux et des rafales de vent, une section entière du mur de clôture du Camp Tropical du Groupement mobile d’intervention (Gmi) s’est effondrée, témoignant de la violence inouïe de cet orage.
Alors que les services compétents s’attellent au déblaiement des voies et à la sécurisation des zones sinistrées, cet épisode météorologique rappelle l’urgence d’une politique de prévention et d’élagage préventif sur l’ensemble du territoire communal.

cheikh.camara@lequotidien.sn