Dégradation de la note du Sénégal par Moody’s : TAS charge l’Exécutif et appelle à «les dégager tous»

L’annonce d’un nouvel abaissement de la note souveraine du Sénégal par l’agence Moody’s a suscité une vive réaction de la part de Thierno Alassane Sall. Dans une déclaration cinglante, le président du parti La République des valeurs impute cette sanction financière au blocage politique et à la rivalité au sommet de l’Etat, appelant les citoyens à sanctionner l’ensemble de la classe dirigeante dans les urnes.

L’abaissement de la note souveraine du Sénégal par l’agence de notation Moody’s continue d’alimenter la tempête politique à Dakar. Parmi les réactions les plus virulentes, figure celle du député et opposant Thierno Alassane Sall, qui dresse un constat sans concession de la situation socio-économique et institutionnelle du pays.
Pour l’ancien ministre de l’Energie, cette nouvelle dégradation financière n’est pas un hasard. Selon lui, la perte de confiance des marchés financiers est la conséquence directe de la crise d’instabilité institutionnelle subie par le pays. Thierno Alassane Sall pointe du doigt la lutte d’influence fratricide qui opposerait les factions au pouvoir, incarnées par les camps «Kiiraay» et «Pastef», sous le regard du Président Bassirou Diomaye Faye et de l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko. Le parlementaire attribue une part directe de la détérioration des conditions de vie, de l’inflation et de la précarité croissante de la population à ces querelles de leadership au sommet.
Face à la dégradation des indicateurs économiques et aux souffrances des citoyens, l’opposant dénonce le manque de réponses concrètes des formations au pouvoir. D’un côté, il reproche à la majorité Pastef de concentrer ses efforts sur la vente de cartes et la mobilisation militante. De l’autre, il accuse le camp adverse de miser sur la transhumance politique et les ralliements d’opportunité.
Cette insouciance perçue face aux urgences du quotidien témoigne, selon lui, d’un décalage profond entre les préoccupations des dirigeants et les réalités du Peuple sénégalais.

Un appel au «dégagisme» pour les prochaines échéances
Poussant son diagnostic jusqu’à la rupture, le leader de La République des valeurs appelle à une prise de conscience électorale. Jugeant l’Exécutif comme le Parlement responsables du blocage actuel, il invite les électeurs à faire prévaloir le principe de redevabilité lors des prochains rendez-vous aux urnes.
Sa conclusion résonne comme un mot d’ordre radical : rejeter massivement l’offre politique actuelle et «les dégager tous» afin de sortir le pays de l’impasse financière et institutionnelle.

 

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