« Il était une fois, GAZA » : Quand l’art devient un rempart contre l’oubli au Monument de la Renaissance de Dakar

 

Dakar s’apprête à accueillir une exposition majeure et engagée. Du 23 octobre 2026 au 8 janvier 2027, le Monument de la Renaissance africaine sera le théâtre de « Il était une fois, GAZA », un projet d’exposition sous l’égide du sculpteur Tambacoundois Ousmane Dia et de ses invités.

Dans un monde secoué par des crises humanitaires répétées et une actualité souvent assourdissante, l’art reprend ses droits pour offrir un espace de réflexion et de dignité. L’exposition « Il était une fois, GAZA » ne se contente pas de montrer ; elle témoigne. Sous le commissariat du Pr Babacar Mbaye Diop, cet événement rassemble des installations, des sculptures, des peintures et des dessins pour interroger la tragédie qui frappe le territoire palestinien.

Une voix collective face à la violence

L’artiste Ousmane Dia a choisi de ne pas être seul pour porter ce message. Il invite à ses côtés huit artistes palestiniens (Maha Aldaya, Mohammed Al-Hawajri, Ahmad Dari, Raed Issa, Liza Baker Madi, Dina Mattar, May Murad et Taimaa Salama) ainsi que le cinéaste suisse Nicolas Wadimoff.

Ensemble, ils proposent une vision de la Palestine qui dépasse les images de décombres diffusées en boucle par les médias. Leur œuvre collective donne à voir une « Palestine plurielle, vivante et profondément attachée à la beauté ». C’est une célébration de la vie qui persiste malgré le processus de destruction des territoires et des mémoires.

L’art comme espace de résistance

Le sens de cette exposition, en ces temps particulièrement troubles, réside dans sa dimension éthique. Comme le souligne le Pr Babacar Mbaye Diop, il s’agit d’une « prise de position ». Dans un contexte où l’effacement d’un peuple semble devenir une possibilité, l’art s’érige en espace de résistance.

Exposer à Dakar, au pied du Monument de la Renaissance, charge l’événement d’une symbolique forte : celle de la solidarité entre les peuples et de la résilience face à l’oppression coloniale. L’exposition affirme que la création est une arme pacifique mais puissante pour porter une parole face à l’injustice.

Un programme riche

Le public est invité au vernissage qui se tiendra le 23 octobre 2026 à 18h00, marqué par les performances de l’artiste franco-sénégalais Boubacar Cool Diabang.

Le lendemain, 24 octobre à 20h00, une projection publique du film « Qui vit encore » de Nicolas Wadimoff viendra prolonger la réflexion.

À travers ce rendez-vous, Dakar réaffirme sa place de carrefour culturel et de conscience éveillée face aux drames contemporains.

Infos pratiques : 

-Lieu : Monument de la Renaissance de Dakar

-Dates : Du 23 octobre 2026 au 8 janvier 2027

-Horaires : Lundi-Vendredi (09:00-19:30) / Week-end (09:00-19:45)

-Vernissage : 23 octobre 2026 à 18H00

-Projection film : 24 octobre 2026 à 20H00

-Contact : +221 77 445 67 36 / +221 77 161 01 26

https://www.odia.ch/gaza.html

Alassane Diallo /