DPG d’Al Haminou Lô : Verbatim inquiétant d’un Pm devant l’Assemblée nationale

 

iGFM – (Dakar) – “Nous sommes une petite économie ouverte” ; – “Nous sommes en ajustement structurel” ; – “Nous sommes passés du 4e au 5e sous-sol” ; – “Notre pays ne vaut rien sur les marchés financiers” ; – “Nous nous sommes appauvris” ;  – “Les Sénégalais sont (toujours) fatigués” ; (citant la célèbre déclaration de feu le président Kéba Mbaye en 1981) ; – “L’heure est grave” ;

– Au sujet de la vie chère : “Nous sommes tous blâmables” – un peu trop facile de le dire et d’expliquer la hausse des prix par la “saisonnalité” ;
– “Il faut, il faut, il nous faut, il nous faut…c’est inadmissible, c’est inadmissible… “- cela ressemble plus à une litanie de vœux pieux qu’à des engagements fermes ;
– “La méthode change mais le cap tracé par le Premier ministre Ousmane Sonko sera maintenu”, autrement dit le PRES est toujours d’actualité (?) ;
¬ À propos du programme avec le #FMI : “Ce sont vos conditionnalités, celles de #Pastef et de #DiomayePresident et non celles du FMI”.

En conclusion, après avoir écouté la Déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, on peut objectivement se demander pourquoi le président de la République Bassirou Diomaye Faye a alors changé de chef de gouvernement. Le fond de notre pensée est que l’actuel président de l’Assemblée nationale aurait alors pu, voire dû être maintenu à la Primature.

Nous l’avons dit et le disons encore : Les Deux, à savoir Diomaye et Sonko sont co-responsables de la présente situation économique, financière et sociale que vit difficilement le Sénégal.

Leur plus proche collaborateur à Eux Deux, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed LO ne vient-il pas justement de nous rappeler que “Diomaye mòy Sonko et Sonko mòy Diomaye” ? Il a tout dit.

LE “BAARA YEGO” EST EN MARCHE ! Plus que jamais ? 

Enfin, si j’ai aimé le franc-parler (excessif ?) de Monsieur Lo, je déplore fortement son qualificatif “petite économie ouverte” en parlant du Sénégal. Le risque pour un(e) “petit(e)” c’est d’être mangé par les grands, c’est-à-dire les requins. En plus, c’est un sacré manque d’ambition de la part d’un Premier ministre. Cela nous rappelle l’erreur communicationnelle d’un chef d’État voisin : “petit pays”.

Ayons, sans être suicidaires, un peu plus d’ambition et d’amour propre pour nos pays et pour nous-mêmes. Sachons (re)donner de l’espoir à ces “Sénégalais fatigués”.

Pour cette raison, je renouvelle ma modeste proposition au lendemain de l’accord technique du Fonds monétaire : le Président Bassirou Diomaye Faye (et son gouvernement) doivent organiser les ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ÉCONOMIE, DE LA FINANCE ET DU SOCIAL. #Co_construction.
Le Premier ministre Lo semble aller dans ce sens avec la série de rencontres qu’il a annoncées avec les partenaires économiques et sociaux.

En lui souhaitant bon vent pour le Sénégal, je retiens aussi de ce verbatim ceci : “Il n’y a pas des gens souverains et d’autres qui ne le sont pas”. De même, je me félicite de son appel au civisme, de son ton courtois, de son coup de gueule contre BP à propos du GNL, de sa condamnation du “discours xénophobe” et de son plaidoyer en faveur de “la loi de programmation militaire” pour faire face à la menace sécuritaire à nos frontières. Ce sont là des éléments de consensus pour garantir la paix et perpétuer le vivre ensemble.

Au fil de l’eau, nous prenons Lo au mot quant à son engagement à réduire le train de l’État. Empruntons-lui donc son dernier mot : “La transparence est le prix de la confiance”. Nous en dresserons les comptes.

#DemainCestMaintenant
Mamoudou Ibra KANE