Pendant 3 jours, les artistes de la région de Tambacounda vont recevoir une formation sur la gestion de projets culturels et artistiques, la propriété intellectuelle et les droits d’auteur et droits voisins. Selon Oumar Sall, le secrétaire général de l’ADAFEST et non moins responsable de la formation, « le secteur culturel doit arrêter d’être un secteur gémissant. Il doit exploiter son fort potentiel de création d’emplois et de richesses. Le secteur doit pouvoir, chaque année, comme tous les autres acteurs des autres secteurs, mesurer son apport au Pib, d’où l’importance d’avoir des acteurs formés et bien outillés ».
« Les artistes doivent être formés, capacités et encadrés, pour un vrai développement du secteur. Et, cette session est comme une activité de mise en économie des acteurs de la région » renchérit Oumar Sall. Selon le gouverneur adjoint en charge des affaires administratives, Moustapha Diaw, qui présidait la rencontre, « dans une région comme Tambacounda, où la culture occupe une place importante et constitue l’un de ses principaux atouts, former et outiller les artistes, est et demeure nécessaire». Cette session, rappelle le gouverneur Diaw, « est un engagement qu’avait pris le ministre de la culture après avoir été sollicité par le maire Mame Balla Lô ». Toutefois, se félicite le gouverneur, « l’originalité reste le suivi post-évaluation et la mise en réseau de tous les artistes et acteurs culturels qui ont suivi la formation ». Le diplômé de l’université Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie en gestion de patrimoine culturel continue en soutenant dans ses propos, « qu’il ne suffit plus d’avoir du talent pour vivre de son art mais, il faut aussi et surtout de la formation et de l’encadrement pour mieux s’épanouir de son art. Et ce qu’a compris le ministère de la culture en octroyant des journées de formation à ces jeunes filles et garçons de Tambacounda », souligne le facilitateur Oumar Sall qui soutient dur comme fer que si les artistes ne sont pas formés, ils ne pourront pas rivaliser avec leurs confrères des autres localités ou pays qui, eux, l’ont déjà fait. Cependant, atteste M. Sall, « ceci requiert un investissement public national qui permettra de mettre le secteur sur les rampes de l’émergence. Et Pourtant, dans le document actuel d’orientation de la politique de développement national, le Plan Sénégal Emergent (PSE), il est clairement évoqué, aux points 224 et 225, toute l’importance à promouvoir l’entrepreneuriat cultuel, mais ceci passera par la recréation de la chaine des producteurs d’activités aujourd’hui disparue, du cinéma aux arts de la scène en passant par les arts visuels ».
Les artistes interrogés se sont dits réjouis de la formation qui leur est allouée car elle vient à son heure Néanmoins, « nous continuons à rappeler au ministre sa promesse faite de doter le centre culturel de matériel de sonorisation et d’équipements de dernière génération », ont-ils scandé.
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Abdoulaye Fall / www.tambacounda.info /



